J'ai besoin d'air pur et nouveau. Tout ça ne date plus d'aujourd'hui. Mais je cours inlassablement après les aiguilles du temps, je n'en peux plus, je ne vis plus, j'attrape chaque train de justesse. J'ai besoin d'espace, qu'on me laisse respirer. Mon corps est encore une fois au bout du rouleau, que me reste il à consommer maintenant? Je ne peux plus tirer sur mon corps, il ne le supporterai pas. Alors je tire dans tous les sens, j'aimerai seulement arrivée à faire sortir cette sensation, cette boule au coeur, ce manque. Petite j'étais fugace et vagabonde. J'étais un peu celle que l'on voyait de temps en temps mais guère tous les jours, souriante et joyeuse. Son absence me pèse en ce moment de crise, j'aimerai l'avoir à mes côté. Mais non, tout ça fait que non. Je ne peux pas, et puis ma faiblesse a toujours été la parole, je ne sais pas parler. J'ai un manque de communication avec le monde extérieur malgré tout. J'ai perdu le contrôle de la machine, j'ai perdu le contrôle de moi même. Ce besoin de solitude, être seule quelques instants c'est tout ce que je demande, me ressourcer puisque j'en ai besoin, rien qu'eux, et moi. Partir au loin, les rênes dans une main, à la cow boy puisqu'après tout mon corps ne permet plus cette équitation classique que j'affectionne tant.