BELL XXVI







On embarque dans le froid, on sent cette tension palpable dans toute la cour. On entend rire, hurler, parler. Et puis on attrape selle, filet, bottes et bombe, le minima à ne pas oublier. On case 36 selles dans un coffre, on s'entasse dans des voitures, on met la musique à fond, un vieux truc pour que tout le monde puisse suivre. Et roule, roule pendant 2 heures, 4 heures... Peu nous importe la direction, on veut juste aller en concours. Quelque soit l'endroit. On arrive, je sens que mon c½ur fait un bond de plaisir. J'attrape mon bonnet et mon écharpe et me ratatine sur moi même pour avoir chaud. Les doigts gelés je détache ce joli cheval, je descends du van en rodéo. On trouve le box, on inspecte et remets de la paille. On vas dire qu'on est là, et qu'on concoure. Je fais ma reconnaissance, en riant pour cacher le stresse qui monte, ma mère me court après, en disant que j'ai pas lunette et que par conséquent je vois rien. C'est pas grave, il sera mes yeux. Et puis on va faire le vide, on astique, bride et selle. Et la, je me mets à cheval. Je suis déconnectée, je sens cette force frémir sous moi, ces 500 kilos de muscles, et puis je sens aussi que je dois m'accrocher si non j'irai mordre le sable. Pas cool. Et paf, on se retrouve devant le jury, on salue, et la cloche sonne. C'est parti, le temps s'arrête et je sens chaque respiration, que mes foulées viennent ou ne viennent pas, j'y vais. A la fin, si je suis contente de moi, j'ai un sourire à fendre l'air. Je sors, on me couvre, je le couvre. Puis bien souvent, on fait la remise des prix. C'est ce galop qui me procure le plus de sensations. On entend son prénom hurlait et on sourit, parce qu'on est heureux. Le soir, on s'endort bercer de bons moments.





# Posté le dimanche 21 septembre 2008 08:02

Modifié le mercredi 24 septembre 2008 09:20

BELL XXVII

BELL XXVII

Cette année, je suis en première S. Et je ne suis plus malade comme un chien, j'ai un sourire hallucinant, un moral d'acier et un corps qui revient à sa musculature d'avant. Mais dans un sens, j'ai peur de cette année. Elle sera décisive de mon avenir. Tout repose sur mes épaule, sur cette épaule droite sur lequel bat un petit c½ur. Ce matin, je me suis réveillée par terre enroulée dans ma couette, il dit que je pensai à lui, peut être.... Surement même. Cette année sera tyrannique par son importance mais légère par son contenue. Mais je le sens bien, c'est que je vais me prendre une claque. La vie c'est comme un parcours, si je le sens très mal ce sera sublime, et l'inverse. Huuu, mais j'aime bien vivre, alors qu'importe si je tombe, si je m'égorge les genoux, si je me fais mal. Je serai épaulée, enfin par eux du moins. Samedi risque d'être mémorable. J'ai encore à écrire ce texte magique qui doit la faire bouillonner d'émotions, et je dois m'habiller en circonstance. Pas de jean, pas de converses. Ce qui veut dire que je finirai surement à pieds nus, mais je n'aurai pas froid :p. Douis me dit que c'est pas bien je suis tombée de le piège, que je vais me faire mal si ça marche pas. Je veux essayé quand même. Et puis tu sais quoi? Je m'en fouuuu. J'ai une vie à vivre, un garçon à aimer, un bac à avoir, des médailles à remporter et un avenir à assurer. Séquence émotion chez Yvette.






# Posté le jeudi 25 septembre 2008 14:53

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 01:09

BELL XXVIII

BELL XXVIII



Quand je vois cette photo, je trouve que le temps passe super vite. J'ai l'impression que c'était hier que je disais que cette tasse était chaude mais que le choco était dégueu et froid. Je m'en souviens, j'ai une mémoire d'éléphant. Petite mise au point de ce premier mois de cours. Huuum, peu neutre comme dirait Chloé, très peu neutre. J'aime la 1S1 qui a sa FNAC rien que pour elle, qui galère à faire ses dm de quoi que ce soit, qui calcul rien en ds de maths et qui fou un boxon pas possible en français (parce qu'on adooore le français >_<). Doui me manque beaucoup, mais je vis sans, je pense que lui aussi. On est redescendu à 2 messages par jour pas mal, non? Tout de suite, la, il y a plein de sentiments dans ma tête, de l'amour, de la peur, du doute et de l'espérance. Hummm beaucoup pour une petite tête comme la mienne. Mais pas grave, je suis jeune, insouciante et libre de partir en cacahouète. J'aime cette phrase, et puis on m'a dit que c'était pas grave que je dise n'importe quoi. Que c'était bon pour la santé mentale. J'ai découvert que j'avais 686 messages et donc 685 accusés, et je me demandais encore pourquoi j'arrivai plus à enregistrer des chansons sur mon portable. TROUVER. Samedi, j'ai passé une soirée magnifique... Remplis de gens superbes (L). J'ai fait un discourt foireuuuuux, et ma feuille après elle était tout crapouille, elle puait la bière et la manzana. J'ai eu le droit à une bouillotte toute douce :P. J'ai dormi sur un canapé avec rien que nos pieds qui dépassent de la couette. J'ai piqué un marshmalo à Pilou. Y a pas un peu de "j'ai" dans le texte... On a emmené ma petite Dinde en clinique, quand je l'ai vu tourné en rond dans ce box et hennir, j'ai voulu rester là, et dormir au creux de ses reins. Mais non, je n'ai pas le droit. Je vais dormir seule cette nuit, et j'aurai froid comme toujours. Je crois que je vais m'arrêter ici, ce texte c'est vraiment le plus moche que je n'ai jamais écrit.


# Posté le lundi 29 septembre 2008 13:03

BELL XXIIX

BELL XXIIX







Et on croque la vie à pleines dents.
Les poches des mecs, c'est comme le sac à main des mecs.







# Posté le mardi 30 septembre 2008 14:34

BELL XXIX

BELL XXIX


" Il est tout doux ton pull "
" Bonne nuit mademoiselle "
" Arff, pardon, mais merci quand même "
" Bon alors j'informe, le 1er novembre c'est partyyy chez moi "



J'aime bien vivre au lycée, je ne sais pas pourquoi mais ça me plait, ça sent le shampoing, le chien mouillé, ça pue parfois le pet, on entend des milliers de "splatfff" qui viennent de milliers de converses, le rire est chronique chez un lycéen, il court, danse, cri, chante. Il mange n'importe où, du moment qu'il est bien accompagné, il court sous la pluie, ne paye pas son panini poulet andalou heiiin Louis, il fait des fêtes ou il finit souvent dans un sale état, il ne fait pas ses devoirs, oublie toujours ses devoirs maisons, fait des yeux de chien mouillé et battu à sa prof de français en disant qu'il est désolé d'avoir oublié son devoir sur son bureau, il monte le son de son mp3 à fond, et hurle que la vie est folle, il mange rien à la cantine et court à la boulangerie cherchait un petit pain au chocolat, ramène son pot de nutella, rampe sous les chaises en français, fait passer des chenilles, invente des fédérations, il fait le sage devant ses parents, se cache dans les couloirs, il ne mange jamais en entier les pommes de la cantine parce qu'elles sont toujours pourries, il tombe amoureux, a le don de mettre 3 pulls et 3 écharpes, de marcher dans la flaque devant le lycée, subit les sorties à l'écomusée, baille énormément, se dit qu'il est pas né dans la bonne époque et qu'il aurait voulu naitre à l'époque où quand il allumerait sa radio les Beattles hurleraient à plein poumon. La lycéenne est sacrément heureuse de vivre. Elle s'appelle Yvette, et est pour vivre. Rien d'autre.




# Posté le jeudi 02 octobre 2008 14:39

Modifié le jeudi 02 octobre 2008 15:22