BELL XXX

BELL XXX




C'est une putain de journée de merde que j'ai vécu aujourd'hui. J'ai broyé du noir en physique, pleurais un peu aussi. Certainement parce que je me demande, si je n'ai pas vu mes épaules plus larges qu'elles ne le sont en vérités. J'ai cherché à cacher mes yeux rouges, ce qui a plutôt réussi. Mais je me rends compte que j'ai une putain de classe, géniale, merci. J'ai marché droit devant moi toute l'après midi, sans sourciller parce qu'il ne faut pas couler, mais en rentrant. Je l'ai revu, il ne va pas bien, il a l'½il triste et l'autre bandé. J'ai serré contre moi sa tête d'ange, et j'ai aspiré l'air pour avoir un peu de lui en moi, enfin jusqu'à ce que j'expire. J'ai éteints toutes les lumières encore allumées, et je me suis assisse juste entre ses antérieurs, comme à mon habitude. Et puis j'ai lâché un à un mes muscles, décompresser. Mes yeux se sont fermés, et ma vie avec lui est repassé devant mes yeux. C'est tellement bête d'aimer autant quelqu'un qui ne vous fait pas la conversation, qui ne vous serre pas dans ses bras, qui ne rit à vos blagues, mais voila, mon c½ur est encore plus indomptable qu'un mustang sauvage.




# Posté le vendredi 03 octobre 2008 14:32

Modifié le samedi 04 octobre 2008 07:08

BELL XXXI

BELL XXXI



Sourire retrouvé






Il y a beaucoup de choses qui font que je ne reste jamais triste longtemps.
For ever smill, hiiiiiiiiiiii. Et j'ai récupéré quelque chose d'autre aussi.




# Posté le samedi 04 octobre 2008 11:07

BELL XXXII

BELL XXXII
"Je préviens, si je meurs à cause de toi, yen a qui te le pardonneront pas, toi le premier, héééé attends moi enfoiré!"
"Allé, avant tu me battais à plate couture, accélère bordel!"
"Viiii avant quand je courrai trois fois par semaine, et que je faisais 36000 sports"
"Je m'en fou, t'avais qu'à continuer"
"CONNARD"





Qui pourrait croire que courir peut être si bien. Je n'ai certes plus du tout la condition pour courir des kilomètres mais j'ai l'envie. Il court toujours aussi fort, c'est juste que moi je ne cours plus du tout comme avant, je cours comme une patate, pas doucement, moyen. Je suis plus à 300% c'est nul. Mais je promets que samedi, on ira courir comme des tarés à travers champs, que je me casserai la gueule dans la boue et je te ferai un gros câlin tout boueux juste après, pour te montrer que je reste la petite fille que j'étais. J'ai plus l'impression d'avoir 6 ans que 16 quand je suis avec toi, c'est magique. J'aime les Louis.








# Posté le lundi 06 octobre 2008 15:19

Modifié le samedi 11 octobre 2008 15:40

BELL XXXIII

BELL XXXIII





La cause de mon blues des jours passés, va bien. Très bien même, ce cheval. Petit, féroce, énergique, stupide et studieux. En trois ans, ce cheval m'a étonné par ce qu'il pouvait faire. J'avais déjà entrepris de redémarrer un cheval mais je n'étais pas toute seule, tandis que celui ci. J'étais seule, lui et moi. Ce tête à tête dure depuis trois ans. C'est en quelque sorte le seul cheval qu'il me reste à présent. J'ai appris énormément grâce à lui. J'ai appris que chaque cheval est débourré à son rythme, à sa façon, qu'il ne faut rien brusquer, et surtout pas 561 kilo de muscles. Je me suis fait mal avec lui, j'ai brisé une bombe, j'aurai pu me briser la tête. J'ai couru après à travers bois. J'ai dormi avec lui. J'ai mangé la même pomme que lui, j'ai fanfaronné sur son dos. Ce n'est pas pour rien, que chaque samedi mon réveil hurle à 7h du mati, c'est le réveil qu'il faut aller faire les boxes. Même si je ne suis plus autant mordue de concours, je reste mordue de leur contact. Ce contact, à la fois présent et absent. Quand je marche à ses côté, il ne peut s'empêcher de choper du bout de ses lèvres la manche de ma veste, et de jouer avec mon bras comme si j'étais un pantin. Quand je marche devant lui, il me mord les fesses et trottine. Mais quand je marche derrière lui, il s'arrête et attend. Il me surprendra encore bien des années je pense.




# Posté le samedi 11 octobre 2008 15:39

BELL XXXIV

BELL XXXIV






Nous somme en 2013, j'ai 21 ans. Je m'assois ici, toujours le même endroit depuis que j'ai 12 ans, dans l'herbe froide et humide, et j'attends. J'ai un peu la tête qui tourne. Je ne me rends pas bien compte du temps qu'il passe, je me sens un peu fiévreuse aussi, mais j'aime ça me sentir un peu faible. Et tourne les aiguilles de ma montre, il est environ 6h du matin. Tout est silencieux, la brume se lève à peine et la rosée tombe silencieusement. J'entends vaguement le bruit de l'eau qui s'écoule. J'ai un vieux bonnet sur la tête, deux écharpes, mes gants et ma vieille sacoche sur la hanche. Je râle parce qu'il est en retard, c'est pas normal du tout. Je jure que plus jamais je ne lui suivrai, et pourtant je brule d'impatience de l'avoir devant mes yeux, pour le serrer dans mes bras. Et grimper dans sa petite voiture, il y a une douce odeur de citron. Il tourne le contact, enclenche la première, il a un sourire malicieux. Il accélère comme s'il allait tombé du haut d'un ravin et j'éclate de rire. Le soleil commence à se lever doucement, il fera beau aujourd'hui dit il avec un sourire. Et la c'est le regard qui me fait défaillir. Je sens que mes abdos se contractent, que mes joues se tordent. Je retiens un rire joyeux parce qu'il me regarde avec son air de chien battu. Ce jeu dure une bonne 20 de minutes, jusqu'à ce que le sommeil m'emporte, bercé par le ronron de la voiture et la douceur du soleil en décembre. Quand je me réveille, il m'annonce que nous arriverons bientôt et qu'il est 11h, que j'ai dormi comme un bébé, qu'il a écouté le Woods pendant une heure entière et qu'il a prit un tas de photos de moi en train de dormir. Méchant, tu as encore touché à mon appareil. Mes pieds dorment paisiblement, j'ai bien peur de ne pas savoir me lever si on me le demandait à l'instant même. J'éclate d'un rire nerveux, il me demande ce qu'il a encore fait. Rien. C'est moi qui délire, comme toujours. Et je lui demande de conduire, il me sourit et s'arrête.
Ce rêve que je fais pour la 4ème fois. Oui, je suis amoureuse, je me souviens de mes rêves.






# Posté le lundi 13 octobre 2008 15:28